Dead Messenger – Recharger

coverLa niche power pop montréalaise ne cesse d’impressionner. Entre les canevas (The Nils, Doughboys) et les offrandes plus récentes (Bionic, Sonic Avenues), ce pan de la métropole étonne par sa capacité à se renouveler. Faut-il commencer à parler d’un son power pop associé à la métropole? Certes, mais l’analyse attendra la fin de l’écoute de Recharger, le deuxième album de Dead Messenger.

Le groupe est passé maître dans l’art de la création de la chanson à l’intensité punk et aux mélodies enveloppantes. Dead Messenger enchaîne les projectiles les uns après les autres, tout en livrant quelques nuances atmosphériques. Au lieu de perdre l’accentuation de ses éléments rock, ces interludes permettent à la formation de rebondir encore plus haut dans ses refrains.

Au-delà de l’énergie primaire du quatuor, Recharger évoque autant les Clash que Dinosaur Jr. Sans compromis, Dead Messenger capte son énergie à l’état brute (After Everything) et y insère une finesse (The Accidental Bride). Dès que l’on plonge dans Can’t Help Myself, le groupe impose sa lecture mélodique du rock, sans compromis. Une écoute attentive dévoile alors tous les secrets de Dead Messenger, entre l’instantanéité de Toothcomb et le repli de Fading Star.

Dead Messenger s’inscrit dans la lignée de rock alternatif canadien des années 1990, mais dépasse la chronique historique. Recharger est une collection intemporelle de bonnes chansons qui accrochent et restent en tête.

Site officiel: http://www.deadmessenger.com/

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