[CONCERT] You Look So Alive : Julie Doiron et Great Lake Swimmers au Wilmot United Church

Le Wilmot United Church — photo : 500khz

Le Wilmot United Church, au centre-ville de Fredericton, est une de mes salles préférées de la région. Ce n’est pas dû à ses acoustiques impressionnantes, son rôle de lieu de culte ou son architecture imposante. Il se dégage quelque chose d’unique dans cette pièce qui a accueilli Mark Kozelek, Postdata et autres The Olympic Symphonium, par l’entremise du festival Shivering Songs. La recette fonctionne et comme on est loin d’une pénurie de songwriters folk, les organisateurs profitent de l’occasion pour présenter des concerts du genre tout au long de l’année. C’est sur la scène improvisée devant l’orgue gigantesque que Julie Doiron et Great Lake Swimmers se sont produits, un soir d’automne, le vendredi 28 septembre.

Julie Doiron — photo : 500khz

Le retour fut un thème récurrent lors du spectacle. Si les Great Lake Swimmers effectuaient leur retour dans la région après une absence remarquée de la côte Est, Julie Doiron vient à peine de redéménager à Sackville, au Nouveau-Brunswick. Lorsqu’elle s’est mise à fredonner By The Lake, le premier extrait de son neuvième album, So Many Days, quelque chose de magique régnait dans l’air de l’église. Le folk sappy de la bassiste d’Eric’s Trip était à découvert dans l’immensité de la salle. Au courant de sa superbe performance, Julie Doiron y est allée de nouvelles chansons et d’anecdotes sur la tristesse de ses pièces ou ses pellicules, qui tombent devant l’éclairage. On a même eu droit à une interprétation bien sentie de Ce Charmant Coeur, tiré de Désormais, l’unique disque en français de Julie Doiron. Sublime première partie.

Great Lake Swimmers — photo : 500khz

Mon dernier concert de Great Lake Swimmers remonte à 2007. Le contexte était différent, autant pour la formation ontarienne, que pour moi. Dans les dernières années, le groupe a emprunté un virage plus rock, dont le point culminant fut le lancement de New Wild Everywhere cette année. Si je n’étais plus ou moins convaincu de ce choix lors de la sortie de ce cinquième album, les membres de Great Lake Swimmers étaient en pleine forme vendredi, livrant une performance mémorable, principalement composé de chansons extraites de ce nouvel album, dont Les champs de progéniture, oui, in French. Le groupe s’est tout de même permis de replonger dans son ancien matériel, dont la superbe I Am Part Of A Large Family, qui s’est trouvé des accents rock hier soir. Le temps d’un bref rappel, unplugged, devant la scène, suivi de Tony Dekker en solo et Great Lake Swimmers a démontré toute l’étendue de son folk canadiana, qui prends tout son sens lors des spectacles de la bande.

J’ai déjà parlé lors de spectacles du genre dans le passé. Je l’avoue. Même qu’hier soir, j’y ai été d’un bref commentaire sur Great Lake Swimmers, avec ma copine. Rien à voir avec les deux jeunots derrière nous, qui avaient la jasette à on pendant l’entièreté du spectacle. À ce sujet, je suis en accord avec le collègue Alain Brunet, qui fait allusion aux jaseux, sur son blogue. À lire, partager et mettre en pratique.

Julie Doiron : http://www.juliedoiron.com
Great Lake Swimmers : http://www.greatlakeswimmers.com/

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