Purity Ring – Shrines

Mon premier souvenir de Purity Ring remonte au printemps 2011. À l’époque, ce nouveau duo devenait le 25 000e groupe à s’inscrire sur la défunte page de la chaîne CBC Radio 3. De ce que j’ai retenu de la couverture accordée à la formation par mes collègues de la société d’État, les deux membres, Corin Roddick (Gobble Gobble) et Megan James, montaient leur pop électro à distance, entre Edmonton et Halifax et venaient tout juste de lancer leur premier simple, Ungirthed.

Contrairement à la très grande majorité des groupes qui avaient leur page sur CBCR3, l’histoire ne s’est pas arrêtée là pour Purity Ring. Le duo a signé une entente avec la maison de disque Last Gang Records (Metric, DFA1979) au Canada et l’incontournable étiquette 4AD (Bon Iver, The National) ailleurs sur la planète. Difficile d’avoir mieux pour créer un buzz autour d’un groupe. Shrines, premier disque complet, fut lancé le 24 juillet dernier, au grand plaisir des mélomanes du web.

Est-ce que cette salle d’écoute virtuelle débordait un peu trop d’enthousiasme autour de Purity Ring? Shrines n’est pas un chef-d’oeuvre, mais plutôt un très bon disque. La dream pop du duo est accrocheuse, grâce aux constructions répétitives de Roddick et à l’interprétation naïve de James. On se dit que oui, OK, c’est bon, mais après?

Bien, après, on se rappelle que le groupe est tout jeune, tout frais, et qu’il a réussi à définir un son précis dans un si grand terrain de jeu, tant dans ses échantillons rythmiques que dans la manière d’approcher ses influences R&B. La musique de Purity Ring a beau être très robotisée, elle est également vaporeuse, intrigante, sans nous perdre inutilement de progression en progression. Shrines se range du côté de l’accessibilité, sans pour autant renier l’audace, bien que cette dernière soit présente de manière subtile.

L’impression est récurrente, particulièrement lorsqu’on accumule les écoutes; Shrines est le résultat d’une vision accélérée, tordue et congelée du potentiel mystérieux, voire mystique, de la musique pop. Le premier coup d’oeil est convaincant, mais c’est lorsque l’on connaît bien le disque qu’il dévoile tous ses secrets, bien loin de ses hameçons, même si ce sont les extraits lancés sporadiquement par Purity Ring depuis 2011 qui définissent ses qualités.

À défaut de crier au génie et d’inventer une échelle de classement pour justifier cette critique, je vais me contenter de retourner vers Purity Ring et cette très bonne collection de singles électro pop lorsque l’envie se fera sentir. En attendant, l’offre dépasse la demande, tout simplement.

Page Tumblr : http://thepurityring.tumblr.com/

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