[CONCERT] Ben Caplan au Capital Complex: daredevils et pilosité

The Daredevil Christopher Wright – photo : courtoisie

Ça faisait un bail que je m’étais pointé au Capital Complex, le bar où la bière microbrassée du coin s’agence parfaitement aux Braids, Rich Aucoin et Les Breastfeeders de ce monde. Retour au bercail, dans un des meilleurs établissements du genre au pays. Portrait d’un spectacle en trois temps et en trois foules.

Je n’ai jamais vu la salle du Capital aussi silencieuse que pour la première partie de la soirée, assurée par Brydon Crain, leader du groupe alt-country local Motherhood. L’auteur-compositeur occupait toute la place de la scène du Capital, devant une foule captivée par son folk roots. En format intime, on a pu découvrir toute l’ampleur de son talent d’interprète lorsqu’il s’est lancé à l’assaut d’une reprise inspirée de Leonard Cohen.

The Daredevil Christopher Wright, originaire d’Eau Claire, la plus francophone des villes du Wisconsin, amenait sa pop progressive au Nouveau-Brunswick pour une deuxième fois. Le trio a charmé la foule, un peu trop petite, mais envoûtée par leurs harmonies vocales, à la Yes. Malgré un son résolument moderne, il y avait des influences de rock progressif britannique au long de leur performance, composée majoritairement de pièces de leur nouvel album, The Nature of Things. La profondeur musicale du trio était impressionnante, particulièrement grâce aux lignes de basse, improvisées sur une guitare électrique. Les membres ont profité de l’occasion pour remercier la foule d’avoir été aussi attentive, malgré leur son weird. Précisons que cette impression ne s’est aucunement dégagée durant la soirée, étant donné toutes les qualités musicales de cette gâterie auditive.

Le temps de sortir quelques instants sur le patio avec mon collègue Larry E. Portelance, animateur du CanCon ContainerShip, à CIVL, en Colombie-Britannique, et nous étions de retour dans la chaleur du Capital pour assister au concert de Ben Caplan, le fils illégitime de Tom Waits et Billy Gibbons. L’haligonien, lauréat du titre de la plus grosse barbe à l’est de Montréal, montait sur scène pour une livrer son folk sombre, inspiré des sonorités gipsy et yiddish, pour une deuxième fois en 24 heures.

Non seulement Ben Caplan joue son rôle de maître de cérémonie parfaitement, mais il sait raconter des histoires, comme tout bon storyteller. Sa musique devient un produit d’appel afin de vivre une expérience unique en compagnie d’un songwriter authentique.

Fin de concert, on passe se ramasser une pointe de pizza et on file en douce dans le silence nocturne de la capitale provinciale.

Brydon Crain: http://brydoncrain.bandcamp.com/
The Daredevil Christopher Wright : http://thedaredevilchristopherwright.com/
Ben Caplan : http://bencaplan.ca/

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