Black Moor – Lethal Waters

J’aime bien Black Moor, groupe métal originaire d’Halifax en Nouvelle-Écosse. L’éthique de travail de la formation m’a toujours semblé irréprochable, multipliant les tournées dans les maritimes et se taillant la réputation enviable du meilleur band galopant avec pô mal d’harmonies de guitares of the East Coast. Black Moor a pu joindre aisément deux sous-genres du métal des années 80 : le New Wave of British Heavy Metal (oui, à la Maiden) avec une bonne dose de Trash Metal, préférant Mustaine à Hetfield, sans être inutilement nostalgique.

Avec les soins des héros locaux du métal, la maison de disque Diminished Fifth Records, un premier album voit le jour en 2009. The Conquering n’a fait que confirmer tout le talent technique du quatuor, mais a également permis au groupe de prendre sa place en tant que bête mélodique. Nouveau batteur, nouveau guitariste, à l’été 2011, c’est un Black Moor solidifie que j’ai vu en spectacle, signe d’un virage sans compromis, entrepris en vue de l’arrivée de leur deuxième album, Lethal Waters, disponible le 21 août, sur Diminished Fifth.

Black Moor joue la carte de l’authenticité. D’abord, les deux nouveaux membres apportent une nouvelle profondeur, particulièrement au niveau des solos de guitare, plus rapides, plus précis, mieux construits et toujours efficaces. Les harmonies de guitares sont impeccables, frappant fort à chaque note, assurant à Black Moor d’élever son côté épique, pleinement assumé. Soulignons également l’énorme transition dans l’interprétation du chanteur du groupe, Eric Hanlin, qui se fait beaucoup plus mélodique et moins nasillard que sur The Conquering. Cela lui convient bien et contribue à polir l’ensemble de Lethal Waters. Évitons de passer sous silence la solidité de la section rythmique de la formation. Le bassiste, Rob Nickerson, donne le ton, en laissant aller ses doigts tout subtilement, sans empiéter sur le reste du groupe, accompagné par la constance du batteur, Kenny Myers.

De chanson en chanson, on est confronté sans cesse à ce que l’on croit être le point d’orgue du disque. Que ce soit l’intensité du riff de la pièce d’ouverture, Hellraiser ou le refrain instrumental de Thunderhead, avec ses harmonies de guitares mémorables, l’intensité ne fait que s’élever continuellement d’un cran, jusqu’à la finale, Frozen Tombs, taillée sur mesure pour le pit. Black Moor est véritablement arrivé à trouver un juste milieu entre ses intentions NWOBH et son urgence trash. On peut dire la même chose de l’équilibre entre la vitesse et la technique, du métal à l’état brute et des mélodies. Lethal Waters est une oeuvre presque complète, où les neuf pièces dévoilent à tour de rôle toute la portée créative de Black Moor, sans que l’on sacrifie leur quête de la mélodie parfaite. Le groupe a gagné en maturité, au grand bénéfice de sa démarche artistique. Un très, très bon disque métal.

Lethal Waters, disponible le 21 août.

Deux extraits, en téléchargement gratuit sur Bandcamp: http://d5digital.bandcamp.com/album/lethal-waters
Site officiel: http://www.black-moor.com/

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