[CONCERT] City and Colour au Playhouse: récit d’un désastre annoncé

The Low Anthem — Photo : courtoisie

Depuis que je suis un habitué des spectacles, j’ai vu de tout au niveau musical et au niveau social. Du punk, du métal, du jazz, du folk, du bruitage. J’ai vu des spectacles dans des bars où il y avait plus de gens sur scène que dans la foule. J’ai été à des festivals rock, à des concerts classiques et à des spectacles improvisés dans des sous-sols. En tant que spectateur, j’ai des attentes avant d’aller voir des artistes dans un contexte particulier. C’est pourquoi quand ma copine m’a offert un billet pour aller voir City and Colour, le 22 février, au Playhouse, la salle de spectacle de Fredericton, je n’ai pas refusé, croyant que l’ambiance de la pièce serait un bon endroit pour apprécier Dallas Green. J’aurai dû me méfier, après tout j’ai eu le nez fracturé à un spectacle de Kaïn, mais ça, je vais en parler dans ma biographie.

The Low Anthem, groupe américain assurait la première partie. L’admission de retardataires cinq, dix, quinze ou trente minutes après le début du concert a empêché à la formation d’installer une véritable atmosphère dans la salle. La sonorisation n’était pas à point; les harmonies vocales étaient imperceptibles, il y avait trop de basse, pas assez de guitares électriques et les éléments de la batterie ne ressortaient pas. Puis, les gens de notre rangée semblaient plus préoccupée par l’idée de faire du va et viens que par The Low Anthem. Dommage, le groupe démontrait de superbes flashs, à mi-chemin entre le folk roots et le rock psychédélique américain. Malheureusement, à force d’être dérangé par la lampe de poche des placiers, je n’étais plus concentré sur la scène depuis un bon bout de temps.

Cette tournée pancanadienne à guichet fermé est un moment marquant de la carrière de City and Colour. D’abord, le projet solo de Dallas Green est maintenant son projet principal, causant la séparation de son groupe Alexisonfire. Cela marque aussi le troisième album de Green, « Little Hell », disque platine au Canada. Il n’est pas étonnant que City and Colour attire une foule bien différente de celle qui porte en haute estime le premier album de Alexisonfire. Lors de l’entracte, les quatre sièges devant nous ont trouvé preneurs, un groupe dont le parfum de robine et d’Axe laissait présager le pire. Faut dire qu’ils étaient sur le party depuis un petit bout, assez pour être très insupportable. Leur présence fut tolérée, même si ce groupe a trouvé le moyen de ruiner ma soirée tellement ils étaient impolis et éméchés. Le Playhouse a été trop indulgent à leur endroit. Tant mieux s’ils se sont amusés, pour ma part, je garde un bien mauvais souvenir du premier spectacle auquel j’ai assisté dans cette salle.

« Ok, mais City and Colour, c’était comment? ».

De ce que j’ai pu apprécier, c’était bien. Dallas Green possède une superbe voix, un bon sens de l’écriture et une grosse collection de guitares. Le type n’est pas extraordinaire sur scène, mais il est honnête et fidèle à lui, tout comme son groupe. Daniel Romano (Attack in Black), faisait office de guitariste, une présence qui semble avoir rassuré ma copine. On a eu droit à des interprétations d’une majorité de pièces de « Little Hell » et aux incontournables (The Girl, Fragile Bird), sans failles et fidèles aux enregistrements. J’ai bien apprécié l’humour pince-sans-rire de Green qui a pris la sage décision d’ignorer les trop nombreux chahuteurs dans la salle. Il a également évoqué le passage de Alexisonfire à Fredericton 2003, demandant à la foule s’ils y étaient. Médusé quant aux applaudissements abondants, il mentionne qu’il n’y avait personne à ce concert.

City and Colour — Photo : courtoisie

Je suis bien perplexe quant à ma soirée. Il faut souligner autant la musicalité de The Low Anthem que l’inébranlabilité de City and Colour. Malheureusement, une mauvaise sonorisation, l’admission de retardataires bien après le début du spectacle et la tolérance inutile d’un groupe irrespectueux on fait en sorte que je garde une bien mauvaise impression de ce spectacle. Je n’aurai pas eu les mêmes attentes dans un bar ou à l’extérieur. Les salles de spectacles m’ont habitué à des standards qui n’ont pas été respectés hier soir.

The Low Anthem: http://www.lowanthem.com/

City and Colour: http://cityandcolour.ca/

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